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Arthur & Zou

Un blog de maman, Eux, Moi, Nous & nos facéties familiales

Lettre à ma douce (pas si douce) #2 ans

Le 14 avril 2015

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Ma douce,

Je n’ai pas beaucoup écrit à ton propos ici ces derniers temps. D’ailleurs on pourrait se demander quelle est ta place à toi face une maman si préoccupée par ton grand frère.

Et bien ta place quoi qu’il arrive, tu la prends, tu t’imposes, tu bouscules, tu me grimpes dessus, tu m’appelles à toi, tu t’accroches, tu me bouffes de câlins, ma douce, ma zozo

« m’appelle pas zozo! m’appelle zovvvvvvvvvééééééé »

Ma douce, toi + moi = nous, nous 2,

et si ton frère est trop présent tu le lui rappelles « elle est à tous les 2 MA mère », ouep Ma fille!

Comment décrire ce lien, qui fait qu’avec toi je n’ai pas de doute,  pas un seul, c’est si évident, c’est juste

FACILE,

je ne dis pas que tout est simple, mais c’est facile, tu grandis comme une fleur, avec aise, les progrès s’enchaînent,

voilà, tu grandis simplement,

tu as eu 2ans « m’appelle zovvvvvvééééé, zé deuzans » et tu sais même rajouter ton nom de famille comme le mien d’ailleurs « ma mère elle s’appelle JULIE S…….. »

tu t’affirmes, tu t’imposes, tu te montres, tu bavardes, ma pipelette et si bien,  tu manies le ze, tu, il et le on, moi, poi pour toi, mien, tiens … Lire la suite

joli dimanche

Hier matin en ouvrant les volets,

nous avons vu le soleil

il n’en fallait pas plus,

si, juste un peu :

sortir

respirer

famille

vélo

plage

pique-nique

rires

savourer

avoir envie que ça dure encore

et prendre des photos

1000 photos

pour retenir le temps

de ce joli dimanche 💛

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une douce folie {qui fait du bien} : bijoux chérie ma wishlist

C’est bientôt mon anniversaire …

Bon ok pas tout de suite mais j-43 quand même !

ben quoi pour Noël les catalogues arrivent en octobre, j’ai bien le droit de commencer à feuilleter non ?

et puis il va falloir s’armer de stratégie,

l’année dernière l’homme a foiré son coup, largement, je voulais un sac à main … j’ai eu une smartbox le kdo de dernière minute

Donc CQFD, prenons les devants,

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Mon grand à petits pas

6 ans

 

Mon grand,

 

tu as 6 ans mon grand, depuis un mois, un peu plus,

tu as 6 ans tu es grand et si petit, si petit encore mais grand déjà

grand et petit c’est compliqué en fait,

cette année écoulée n’a pas été simple, faite de hauts, d’espoirs, de « c’est bon ça y est on y est, il a passé le cap », faites de bas aussi, d’angoisses, de peur, de pas en arrière, de questionnements, d’incompréhension, de « bon sang que va-t-il devenir »

tu as eu 5 ans, on a beaucoup travaillé avec tes maîtres, j’ai obtenu la bienveillance, tu as progressé, tu as accepté, puis il y a eu le décès de ton Amatxi, tu n’as pas bien compris, ou si en fait, tu as bien compris que tu pouvais perdre, de façon irréversible …

tu t’es dit fatigué, malade comme elle, tellement que tu ne pouvais plus travailler à l’école évidemment, tu t’es muré à nouveau,

je t’ai parlé, sans relâche j’ai expliqué, rassuré, répondu à tes questions, ça a duré deux mois, on t’a fait examiner par le Dr Grenadine comme tu l’appelles, elle t’a dit « Non Arthur je t’assure que tu n’es pas malade, tu me connais tu sais que si tu l’étais je le saurai, tu es triste Arthur sûrement, c’est normal, tu as le droit de l’être »

ça a été, Lire la suite

Ces vacances là … râtées

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Je mets beaucoup d’espoirs dans les vacances, toujours,

J’aime partir, ailleurs, à vrai dire peu importe où, c’est presque vital pour moi ces moments là où le quotidien ne compte plus,

la curiosité d’ailleurs, le dépaysement aussi pour ne penser à rien d’autre qu’à perdre son temps, profiter d’eux, traîner sans compter, se faire plaisir, plaisir des yeux, plaisir des sens, d’autres sensations avec un seul mot d’ordre bien être,

un truc de fainéante quoi,

J’adore ça

Autant te dire que là j’en avais bien besoin de cet ailleurs, depuis la rentrée (oui oui celle de septembre ça fait long), le boulot, la course, la grisaille, le stress, la folie tout ça, tout ça que tu sais déjà, tellement que tu ne me vois plus beaucoup ici, pas le temps …

Alors cet ailleurs tout blanc à l’air pur, ben je l’ai rêvé, fantasmé de tout mon corps de toute mon âme, imaginé, déstressant, doux et irréel, coupée de la civilisation, légère, le vent s’engouffrant dans mes poumons dévalant les pistes à vive allure slalomant entre les sapins (bon je sais c’est pas tout à fait moi dans cette description mais j’ai dit rêver hein!?). Bref, je les aime ces vacances à la montagne que nous avons la chance de pouvoir encore nous accorder chaque année, je les aime parce que la neige, le froid, la montagne, la luge, le chocolat chaud et la crêpe du café, je les aime parce que la vie n’est pas la même, je respire…

C’est enthousiaste que j’ai préparé les valises, hyper organisée cette fois, sans stress, je crois que je maîtrise ça y est, le bouclage de valises bondées, les check listes « ne pas oublier », je suis montée dans la voiture j’étais presque déjà détendue,

on a même pris le temps de s’arrêter à la chocolaterie en route à Oloron, avec le recul, je me dis là que j’ai eu un sacré instinct de faire cette réserve de douceur…

Pourtant un truc aurait du me mettre la puce à l’oreille, un truc énorme mais quand tu as décidé de te voiler la face, tu te voiles la face !

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L’année dernière au même moment

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l’année dernière au même moment nous fêtions ses 5 ans, nous fêtions ses 1 an,

1 an, 1 an de plus, 1 an passé, 1 an plein de surprises,

il y a un an je n’aurais pas imaginé tout ce qui a suivi, de là à aujourd’hui,

nous avons avancé, certaines choses ont changé,

mais d’autres pas :

dans la cohue de ces évènements,

ma force et ma douceur, mon enthousiasme, mon réconfort, je les trouve là, dans ces petites choses qu’observant j’ai la certitude de me sentir bien, dans leurs sourires, leurs regards émerveillés, dans chacun de leur pas,

une année, mes petits ont bien grandi

Ils ont fêté leurs 6 ans, leurs 2 ans,

je prépare leur prochaine fête d’anniversaire, il serait temps, pour le weekend prochain, samedi Arthur et ses copains, dimanche en famille,

et je ne peux m’empêcher de penser avec nostalgie à celle de l’année dernière,

je n’aurai pas le temps d’en faire tant, pas l’énergie, pas la disponibilité d’esprit, il manquera quelqu’un, c’était sa dernière fête,

c’était si bon, si doux,

Nous avions préparé un brunch pour l’ensemble de la famille,

Après moultes recherches sur la composition du brunch, j’avais opté pour ceci (si je me souviens de tout),

Pour le sucré :

– Brioche

– Viennoiserie

– Choux à la crème

– Cupcakes

– Cheesecake

– Panacotta

– Salade de fruits

– Mousse au chocolat

– Pancakes

Pour le salé :

– Terrine de poisson

– Saumon mariné

– Œufs cocotte

– Œufs brouillés

– Salade de  roquette pâtes et légumes grillés

– Plateau de charcuterie

– Cake tomate feta olive

– Plateau de fromage

 

Une décoration sur le thème « dans ma forêt enchantée », des couleurs, des bonbons, beaucoup de douceur, beaucoup de rires,

et je me m’aperçois qu’un an est passé sans que je n’ai le temps de partager ceci, en attendant la prochaine fête, voici les photos :

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et si c’était juste une question de point de vue

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En photo on le sait bien, il y a les réglages savamment calculés, la raison,

au delà, il y a l’intuition,

le point de vue choisi un peu par hasard mais pas complètement, l’angle que l’on ressent instinctivement celui <ui fera ainsi que la photo, cette photo sera l’unique,

suivant l’angle choisi il y a la lumière bien sur, l’émotion surtout, le ressenti, la réalité qui nous saisit et qui s’immortalise ainsi,

l’intuition, c’est elle qui tient le point final
J’ai pensé à cela longtemps en le regardant
Et en le regardant, je me suis dit
Et si       ……….

finalement ce n’était qu’une question de point de vue

une question de regard posé, d’angle à rectifier, Lire la suite

Silent sunday #2

silent sunday#2

 

 

 

Silentsunday 1

Cette école qui nous malmène

sans-titre

crédit photo

Je l’ai déjà écrit ici,

Je vais l’écrire encore une fois

ce sera peut-être,

probablement,

la dernière fois :

Je crois avec ferveur en l’école publique

l’école qui transmet des valeurs chères de notre démocratie française : liberté, égalité, fraternité,

l’école laïque socle de tolérance et vecteur de respect,

l’école comme facteur d’égalité des chances,

l’école comme chemin de vie, lieu de découverte, de curiosité, d’apprentissage, de culture, de socialisation, d’éducation, de valeurs solidaires et responsables

l’école qui fait grandir,

Enfin,

j’y croyais

….

J’ai eu une scolarité sans souci, légère, on disait de moi que j’étais timide, réservée, mais j’étais bonne élève, j’ai fait une scolarité sans anicroches plutôt valorisante

 

C’est ainsi en toute confiance que j’ai conduit mon fils pour la première fois à la porte de l’école

en toute confiance, fière même, convaincue que je l’amenais là sur le chemin du savoir, que je lui offrais là aussi la découverte du monde,

 

Mais cela, c’était il y a un peu plus de trois ans, trois ans seulement, la maternelle seulement, et aujourd’hui …

lundi dernier plus exactement, j’étais celle qui l’amenait à l’école le ventre noué,

le ventre noué de ne pas savoir comment aller se passer sa journée,

le ventre noué de peur que l’une d’elles ne viennent encore vers moi pour me dire …

 

Il y eu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, vase bien plein que je n’avais pas jaugé pourtant de cette façon

jusqu’à le sentir dans mes tripes

Les maîtresses moultes fois depuis deux ans, j’ai eu affaire à elles, régulièrement nous nous voyons pour faire le point,

régulièrement,

et puis,

La semaine dernière il y a eu ce week-end là où Arthur n’a cessé de se plaindre d’être malade et de dire qu’il ne pourrait pas aller à l’école,

il y a eu ces nuits où à nouveau il est venu nous rejoindre

il y a eu ce matin là où il a pleuré toutes les larmes de son corps parce qu’il ne voulait plus jamais retourner à l’école

il y a eu ces mots « maman je ne suis pas en sécurité à l’école »

puis il y a eu son explication : cet enfant qui le tape

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Der de Der

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J’ai un rêve un peu fou

celui d’être le soir à la sortie de l’école,  d’attendre que la  lourde porte de bois s’ouvre enfin pour pénétrer dans SON école, d’apercevoir un petit bout de sa classe, de croiser ses camarades, de voir mon petit bouchon courir vers moi, de l’embrasser sur la joue, de deviner dans ses yeux comment s’est passée cette journée d’école, d’entendre les quelques brides qu’il voudra bien me raconter

Les rares fois où j’attends devant la lourde porte de bois je ne peux m’empêcher de me dire « mais comment font-elles pour être là à la sortie de l’école »

ma question éternelle

en fait je vous envie terriblement,

Ce rêve un peu fou je l’ai touché du doigt quelque mois durant mon congé parental de 2013, j’ai savouré ces quelques minutes d’attente avant que la porte ne s’ouvre, j’ai savouré ses esquisses de sourires quand de son banc il m’aperçoit et qu’il trépigne d’impatience  d’entendre enfin la maîtresse prononcer son nom pour se lever.

J’ai savouré ces tartines de nutella, ce moment béni de repos sur le canapé où tu te laisses aller dans ce câlin ressourçant du retour à la maison.

j’écrivais même ceci : « Il y a 10 ans jour pour jour je fêtait mes 25 ans,  chéri m’offrait un vélo

….

je reprenais mes études qu’ un jour je voulais devenir cadre, chef, manager, j’étais avide de reconnaissance sociale, je voulais un poste à responsabilité, initier de nouveaux projets, mettre en œuvre ma façon de faire

je voulais des enfants bien sûr, j’avais toujours aimé les enfants, mais il n’empièteraient pas sur ma vie professionnelle, c’est sûr ,je pourrais tout gérer de front, couper la poire en deux, partager mon temps

Et puis mon super héros est arrivé mes certitudes se sont envolées, mes convictions ont changé, j’étais soudain pressée de rentrer à la maison pour le serrer contre moi, avide de quelques bribes de sa journée. Ma plus grande satisfaction est devenue celle de voir mon fils grandir heureux. J’ai voulu partager le plus de temps possible avec lui, j’ai pris un temps partiel.

Etre là le plus possible, avoir des horaires raisonnables, avoir la tête libre quand je rentre à la maison pour être à 100% disponible ça je kiffe, ma priorité absolue c’est devenue lui »

Et puis, la réalité a repris le dessus, le travail ses enjeux parce que je suis une excessive, je ne fais rien à moitié,

et j’ai fait ce choix d’avancer aussi professionnellement parce que j’ai besoin de renouveau, parce que j’avais besoin d’engagement,

c’est une question d’équilibre me suis-je dit, je sais faire la part des choses,

j’ai la chance d’avoir des parents disponibles, nous sommes bien organisés (ou plutôt ils sont bien organisés) mes enfants ont la chance d’avoir des grands-parents formidables qui leur épargnent la garderie et raccourcissent leur journée en étant présents là derrière la lourde porte de bois,

Et puis il y a eu cette semaine-là début septembre, quelques jours à peine après ma prise de poste, cette semaine où mes parents étaient absents, cette semaine là où c’était MA responsabilité de récupérer les enfants, cette semaine là où ils ont été inscrits à la garderie…

Je me souviendrai de ce lundi-là

Ma première réunion d’équipe pluridisciplinaire à animer, l’envie d’assumer mes responsabilités professionnelles, l’envie de m’investir pleinement

et puis la réunion s’est éternisée, les yeux rivés à ma montre ni là ni là-bas, entre deux feux, j’ai senti mon engagement faiblir, ma confiance s’ébranler, où devais-je être là maintenant,

abréger, vite, vite abréger, ne pas laisser les débats s’ébattrent

dire aurevoir poliment, mais vite, vite,

laisser mes collaborateurs ranger la salle,

courir jusqu’à mon bureau,

trouver mes clés,

ne penser qu’à l’heure, trop tardive, ne penser qu’à eux, ne penser qu’à être à l’heure,

une semaine, une seule semaine, putain de merde ! et je ne suis pas foutue d’être à l’heure,

et merde !

Démarrer en trombe, les yeux rivés sur l’horloge, compter les minutes comme un compte à rebours, essayer de calculer combien de minutes de retard j’aurais

ne même pas prendre le temps de me garer, laisser la voiture au milieu du parking,

claquer la porte la gorge serrée,

courir le long de l’allée à en perdre haleine, pousser la lourde porte de bois, enfin,  ….

et là mon cœur s’est serré….

il était le dernier, assis sur un banc son manteau déjà enfilé il attendait,

vite, vite encore, ta sœur, mon chéri,

il faut aller à la crèche,

le tirer par le bras,

courir encore le long de l’allée, lui derrière mes talons, monter en toute hâte dans la voiture, prendre à peine le temps de l’attacher, ne pas m’attacher moi,

hurler sur cette vielle là qui n’avance pas

une semaine, une seule semaine dans l’année et je ne suis pas foutu d’être à l’heure

MAIS MERDE !  quelle mère je suis devenue

garer la voiture en toute hâte, lui crier dessus pour qu’il se dépêche de descendre de la voiture,

pousser le portillon de la crèche

sonner si fort que ça résonne encore,

entrer,

et là mon cœur déjà serré s’est serré encore….

Elle était la dernière,

Elles ont vu ma mine déconfite, elles m’ont dit, : « C’est bien aussi qu’elle voit la crèche vide, qu’elle l’ait pour elle seule »

mais ce matin aussi, elle était la première

combien de mamans a-t-elle vu passer la porter et serrer fort leur petit

combien de sonneries entendues où elle a cru que peut-être ce serait son tour à elle

j’ai passé le portillon, le cœur serré,

dans chacune de mes mains une main de mes petits

que je suis loin mon dieu de mon idéal

C’est là que j’ai été submerger, là en passant le portillon

une vague énorme, un tsunami

mais où es-tu ma fille ?

pas la maman que tu souhaites être,

et au boulot, plus de repères, tout a réapprendre, tant à apprendre, les enjeux, les stratégies,

tout ce qui me rassurait toute la confiance que j’avais s’est écroulée

Toute la semaine s’est passée ainsi,

et les suivantes le même brouillard d’inconfort, d’une vie où tu n’as plus tes marques,

J’ai nagé en eaux troubles plusieurs semaines, entre re-conquête d’un savoir professionnel, et insatisfaction de ma vie familiale,

ce boulot m’a happé, intellectuellement épuisée,

chaque soir faire un effort faramineux que ce n’est pas imaginable pour être un tant soit peu émotionnellement disponible pour eux,

le peu de temps,

le si peu de temps où je suis là avec eux,

Je me suis posée tant de questions,

choisir ces nouvelles responsabilités professionnelles, était-il  responsable ?

J’ai été bousculée, ébranlée dans mes certitudes,

J’ai nagé en eaux troubles, j’ai parfois sortie la tête de l’eau pour reprendre un peu d’air , j’ai replongé aussitôt,

et puis il y a eu ces mots d’une amie, un sms

« Tu es une fille de défis »

Elle a raison au fond, ma vie c’est ainsi que je l’aime, mouvante, je n’aime pas la routine, j’ai besoin de nouveaux projets,

c’est en dehors de toute certitude que j’apprends, que je grandis, j’ai besoin de nouveaux projets, de challenge, de défi, j’ai besoin d’avancer

Elle a raison mais le mythe est tombé,

Cette vie-là a un prix, que je n’avais pas mesuré que je n’étais peut-être pas prête à payer,

être avec eux n’a pas de prix

certes chaque jour est bien remplie, de rencontres, découvertes, apprentissages, de décision constructive, de réflexion,

mais

La femme parfaite qui mène de front avec aisance et brio chacune de ses vies parallèles, je n’y crois plus,

je ne  sais ce que trop bien ce que je sacrifie même si j’essaie de préserver ce que je peux,

je sais maintenant que quoi qu’il arrive, cette femme là

n’est pas celle qui attend devant la lourde porte en bois,

n’est pas celle qui tartine le nutella,

n’est pas celle qui a le temps de se lover de longues minutes, sans les compter en fait, sur le canapé,

Le plus beau métier du monde, sans aucun doute,

Elle aura juste l’histoire du soir et encore il faut faire vite, il est déjà tard, elle est crevé et les petits auraient dû être au lit depuis longtemps, le temps de faire le bain fissa, un repas en vitesse, elle n’aspire plus qu’à poser enfin sa tête à elle aussi sur son oreiller, plus le temps de rire, plus le temps de jouer, plus le temps d’écouter ni même la force de penser…

vite, vite apprendre, comprendre, être performante pour ne pas faire d’erreur

vite vite être à l’heure, ça ne le fera pas d’être en retard à cette réunion,

vite vite rentrer pour récupérer les enfants, l’autre journée m’attends

vite, vite, dépêchez-vous, on n’a pas le temps on est en retard,

le quotidien n’est que minutes qui défilent sans que l’on puisse retenir une seule seconde…

vite, vite, ne traîne pas, non pas maintenant, il faut y aller, allez Arthur il faut courir là, vite, vite, on est pressés mais vite enfin,

Pourtant je le sais bien, que vite ils ne peuvent pas faire, à 2 ans à 5 ans ils ont toute la vie devant eux

Ce rêve-là cette semaine à nouveau je l’ai touché du doigt, effleuré lundi,

je l’ai savouré,

comme je vous envie, vous qui tous les soirs attendaient là devant la lourde porte de bois

Redescendre sur terre, réaliser que mon job n’est pas si important, de grandes responsabilités, je n’en ai pas, en tous cas, aucune plus importante que celle d’élever mes enfants avec écoute et bienveillance, avec valeurs

Doucement faire redescendre la pression,

La vie est précieuse, savourons-là

rions, dansons, crions, exprimons,

librement nos pensées, nos émotions, notre indignation, nos peurs, nos joies, notre opinion,

être lucide, savoir, l’humanité est parfois inhumaine, l’atrocité est inacceptable, ne pas laisser la folie arrêté la vie

Aimons

et protégeons les de la folie de ce monde atroce, en s’efforçant chacun de nous de le rendre meilleur, plus humain, plus solidaire, plus bienveillant,

Chacun a une responsabilité là-dedans, nous parents encore d’avantage nous éduquons la génération de demain celle que je veux croire plus tolérante, plus juste, plus solidaire, combattante encore, libre encore d’avantage, insouciante ce serait bien, confiante, universellement unie

 

#jesuischarlie

 

Merci,

 

Votre combat doit être le nôtre, soyons libres, gagnons la liberté d’être libres, libres de ne jamais cesser de rire

 

Silent sunday #1

silent sunday #1

Silentsunday 1

à Charlie, Choux-fleur et Artichaut …pour eux aussi

Hier je n’y ai pas cru,

c’était mercredi,

un mercredi, c’est doux, tout doux,

le mercredi c’est mon jour avec les asticots,

ma bulle, mon île, mon nuage,

le mercredi c’est doux, il ne peut rien arriver le mercredi,

j’ai allumé la télé, j’ai vu, j’ai éteint la télé, j’ai  compris mais j’ai fermé les yeux, on était mercredi, c’est doux le mercredi

on est allés chez ma mère,

elle a fait des crêpes,

je suis au régime mais j’ai mangé des crèpes avec du Nutella,

c’est doux le mercredi,

j’ai joué avec ma nièce à croque carotte, on a bien rit,

je suis rentrée tard à la maison, on a diné, j’ai couché les asticots,

j’ai écrit un article pour le blog et je me suis couché trop tard, minuit bien passé, alors j’ai dormi,

le réveil a sonné trop tôt,

j’ai ouvert mes paupières …..

ET l’atrocité m’a sauté aux yeux, les 3 minutes de reportage vu à la télé hier, les bribes lue sur les réseaux sociaux,

j’ai saisi, là dans mon lit avant même de posé un pied par terre,

l’atrocité de la veille m’a saisi à la gorge

stupéfaite j’ai saisie,

l’insaisissable,

ils ont tué pour censurer, censurer la liberté d’expression,

Charlie Hebdo, ce symbole de mes 20 ans révoltés, le modèle de liberté,

ces 12 personnes tuées pour leur insolence courageuse, ces talentueux journalistes qui savaient rire avec impertinence pour dénoncer l’injustice, l’intolérance, la connerie,

qui ont fait de leur combat notre information,

qui sont morts de leur volonté de servir les droits fondamentaux de l’homme liberté, égalité, fraternité,

l’indignation, la tristesse,

la gorge nouée,

j’ai annulé l’article pour le blog, non pas aujourd’hui, je ne peux pas

nous nous sommes préparés, je ne les ai pas pressés, je me suis efforcés de ne pas crier ce matin, nous sommes vivants,

la mine maussade Arthur m’a suivi sans rechigner, je les ai déposé le ventre noué, la tête dans le brouillard,

dans la voiture j’ai écouté Patrick Pelloux, son émotion intense, ses mots si justes Lire la suite

Et maintenant …

2014 fut une année particulière

2013 a été si douce, si percutante, cette impression de me trouver enfin, épanouie, parfois, souvent, je ferme les yeux et  j’aime à penser qui j’y suis en encore

2014, elle,  a été si fulgurante, elle n’a cessé de me bousculer

au fond chaque année est si particulière

son lot de bonnes surprises, ses remises en question plus ou moins troublantes, ses pas en avant …

j’ai tant à apprendre

je ne sais pas ce que 2015 nous réserve, j’ai hâte de le découvrir et en même temps cette appréhension de ce que je ne connais pas. Depuis quelque mois il en est ainsi, mon cœur balance entre nostalgie de ce que j’ai tant aimé, de ce que je connais si bien, de ce qui me rassure, de cette assurance confortable

et la curiosité de ce que j’ai encore à découvrir

j’ai envie de continuer à grandir, j’ai peur aussi

En 2015 j’espère pouvoir venir écrire ici plus souvent que ces derniers temps

En 2015 j’ai envie d’AIMER

je ne sais pas qui, je ne sais pas quoi, je ne sais pas comment

je ne sais pas encore

eux, moi, nous et encore d’avantage

 pour 2015 je me souhaite d’AIMER

et je vous le souhaite à vous aussi qui lisez ces quelques lignes, de tout mon cœur….

Une jolie année 2015 à AIMER

Bonne année

Colère!!!

C’est ici que depuis quelques mois je viens apaiser ces émotions trop fortes, je n’ai pas été très présente ces derniers temps, deux mois bientôt … à 100 à l’heure, préoccupée, milles questions, encore ce manque d’air, en apnée, une colère qui bouillonne contre le monde entier, contre moi même surtout mais ça c’est plus dur à admettre,

et puis je me souviens, ici, le calme, la liberté, la sérénité, ces mots déposés, ces émotions libérés, mon remède, mon exutoire, lui mon blog, vous surtout,

je dois revenir, je vais revenir, tu me manques, j’en ai tant besoin

Je viens déjà dans un premier temps publié ici ma lettre à la Fédération française d’équitation

cette lettre que  je mâche depuis des semaines, que j’hésite, que ….

je ne me sens pas légitime, peut être que, peut-être pas, le conflit, encaisser…

et si il veut y retourner après tout ce que je veux lui le sait mieux que moi,

jusqu’à ces mots « Maman je veux chercher un autre club »

non il n’a pas peur de remonter à poney, il a peur d’eux !

et ma colère bouillonne à nouveau jusqu’à ms’asphyxier encore un peu plus, mon petit, mon tout petit grand

que je n’ai pas su protéger que je n’ai pas su protéger…

mais eux ils étaient auprès de lui et pourtant :

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Madame, Monsieur,

 

Nous nous permettons par la présente de vous relater l’incident dont a été victime notre fils il y a quelques semaines au sein de la ferme équestre U  sis quartier x – 64 Y et dirigée par Monsieur LL.

Incident qui m’amène aujourd’hui à m’interroger sur les capacités de l’encadrement à garantir la sécurité physique et psychique des enfants accueillis Lire la suite

Lettre à ma douce 18 mois

le 21 Août 2014

 

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Ma toute douce,

 

un an et demi

18 mois

et 5 jours

ma toute douce, ma poulette, ma princesse, ma beauté, mon trésor, ma merveille, mon amour, mon extraordinaire, ma furie, mon bolide, mon cœur, mon étoile, mon soleil, mon clown, ma râleuse, ma tornade, ma cracra, ma choute, mon chaton, mon bébé, ma grande, ma petite mère, ma crevette, ma plume, mon ouragan, ma glue, mon doudou, ma découverte,

ma toute douce

ma fille,

je reviens ici te dire à quel point tu grandis vite, bien très bien, avec bonheur, si facilement,

je reviens ici te dire combien je t’aime, combien tu m’apprends, combien tu m’enrichis, combien tu me fais du bien

je reviens ici te dire comment la vie est douce à tes côtés, drôle, époustouflante, intense

je reviens ici te dire comment tu es

vive, belle, indépendante, dégourdie, curieuse, râleuse, capricieuse, colérique, sauvage, douce, joueuse, joyeuse, charmeuse, affectueuse, chiante aussi, jalouse, exclusive, douce, joueuse,

si touchante

j’aime t’entendre dire maman, j’aime sentir tes petites mains s’accrocher à mes jambes, j’aime ta petite tête s’appuyant sur mon épaules, j’aime tes yeux pétillants plongés dans les miens, j’aime ses douces caresses que tu me fais parfois, j’aime ces rares bisous

tu me bouffes littéralement,  tu m’en demandes tant, moi, mon être, mon corps, mon attention, mes câlins, mes jeux, ma main, mon épaule, mes genoux, mon temps, mes paroles, mes caresses, mes bras t’enlaçant, mes bras, te portant, mes bras te berçant, mes bras t’aidant, mes bras te servant,

moi, moi, moi, je te laisse facilement à d’autres mais quand nous sommes ensemble je suis à toi, entièrement à toi, tu ne fais aucune concession là dessus,

mais tu me donnes tant, tant si tu savais,

j’aime, j’aime, j’aime

et j’aime te regarder grandir

 

j’ai un aveu à te faire, Lire la suite

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